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Avis de l'ANSES sur les boues de STEP : SUEZ accompagne les collectivités

Avis de l'ANSES sur les boues de STEP : SUEZ accompagne les collectivités

Publié le 09 avril 2020

SUEZ accompagne les collectivités pour trouver les solutions les plus adaptées à chaque contexte spécifique suite à l’avis de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) publié le 2 avril 2020 qui impose de nouvelles précautions à l’épandage des boues issues du traitement des eaux usées.

Une priorité  : démontrer au plus vite le caractère hygiénisé des boues produites

A ce jour aucune étude n’a mis en évidence la présence du virus dans les boues. L’ANSES, par principe de précaution, a confirmé la possibilité de poursuivre l’épandage des boues hygiénisées et demande d’hygiéniser celles qui ne le sont pas avant épandage. 

Près de 90% des boues produites par les stations d’épuration font d’ores et déjà l’objet de traitements hygiénisants comme le compostage, le séchage thermique, la digestion anaérobie thermophile ou le chaulage.
Néanmoins, l’immense majorité des épandages réalisés en France ne requérant pas, jusqu’à présent, l’utilisation de boues « hygiénisées », ces procédés hygiénisants n’ont pas toujours fait l’objet d’une validation par les autorités sanitaires. L’avis récent de l’ANSES impose désormais de procéder à ces démarches pour confirmer le caractère hygiénisées des boues produites.
En l’attente, les boues ne peuvent être épandues et devront donc, soit être stockées sur site, si le site le permet, soit être évacuées vers un autre site, par exemple une autre usine dotée d’une filière de traitement hygiénisante reconnue.

Quelles préconications pour les boues non hygiénisées ?

Certaines stations ne disposent pas de filière hygiénisante. Il s’agit pour la plupart de petites stations d’épuration, mais qui au global représentent tout de même pour SUEZ 400 tonnes par jour de boues liquides à évacuer ne pouvant plus être épandues jusqu’à une période indéterminée.
Plusieurs solutions peuvent être avancées comme le transfert de ces boues vers des stations d’épuration plus importantes pour épaississement et l’envoi vers une filière de compostage par exemple.
SUEZ envisage également la mobilisation d’unités mobiles de traitement par déshydratation des boues directement sur site, sous réserve de disposer de l’espace de stockage nécessaire et en attendant la validation par les autorités sanitaires de l’hygiénisation de la matière.
Pour finir des alternatives telles que, l’envoi vers une Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux ou encore vers une unité d’incinération de boues pour valorisation énergétique sont à l’étude.

L’épidémie de Covid-19 fait émerger un autre sujet du fait de la suspension de la collecte de déchets verts. En effet, la production de compost nécessite de mélanger les boues traitées à des déchets verts. Or, la pénurie actuelle de déchets verts met en risque le fonctionnement de sites de compostage qui traitent pourtant plus de la moitié des boues produites en France.

SUEZ et les acteurs de la profession ont alerté les autorités de façon que des collectes sélectives de déchets verts puissent être remises en place.

Des solutions qui demandent de l'agilité et de la solidarité sur le territoire

Les solutions qui peuvent être mises en œuvre impliquent la disponibilité de moyens techniques et humains difficiles à réunir dans le contexte de la crise sanitaire. A cela s’ajoute une forte mobilisation pour réaliser toutes les démarches administratives permettant d’autoriser les transferts de boues entre différents sites.
SUEZ, dans ce contexte, mobilise l’ensemble de ses équipes pour identifier les solutions les plus pertinentes, et met à leur disposition un ensemble de documents-types afin de faciliter les démarches administratives nécessaires.
Par ailleurs, l’entreprise favorise la solidarité de ses exploitants en encourageant la réception et le traitement des boues non hygiénisées au sein des stations d’épuration qui le peuvent.
SUEZ s’appuie sur sa posture de groupe international pour donner une ligne de conduite nationale avec un support personnalisé pour accompagner chaque collectivité, et trouver localement la meilleure solution pour répondre à ces nouvelles contraintes.

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LE CIRSEE, NOTRE CENTRE DE RECHERCHE LANCE UN PROJET POUR MIEUX CONNAITRE LE COMPORTEMENT DU SASR-COV-2 DANS LES SYSTEMES D’ASSAINISSEMENT

Le CIRSEE, le centre de recherche international de SUEZ basé dans les Yvelines, a démarré dès la fin du mois de mars un projet de recherche, en collaboration avec le Laboratoire de Chimie Physique et Microbiologie pour les matériaux et l’Environnement (LCPME), UMR 7564 CNRS-Université de Lorraine, visant à mieux connaitre le comportement du SASR-COV-2 dans les systèmes d’assainissement.
Une technique de biologie moléculaire pour la quantification du virus dans les eaux usées et les boues de stations d’épuration est d’ores et déjà en cours de mise en place, et un plan d’échantillonnage de 8 grandes stations d’épuration situées dans des régions françaises diversement touchés par l’épidémie COVID-19 a été enclenché. Afin d’étudier la viabilité du virus dans ces milieux, le LCPME mettra également en place, au sein de son laboratoire de sécurité de niveau 3, une méthode de quantification par culture cellulaire.
Ce projet permettra de répondre aux questions soulevées par la communauté scientifique sur la potentielle contamination des eaux usées et des boues d’épuration par le SARS-CoV-2. Il fournira également des données quantitatives permettant de faire un lien avec les données épidémiologiques, afin de déterminer si une quantification du virus dans les eaux usées peut servir d’indicateur de la fin de l’épidémie actuelle, ou d’une ré-émergence de cette épidémie.

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