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Et si la méthanisation était la bonne alternative aux énergies fossiles ?

Et si la méthanisation était la bonne alternative aux énergies fossiles ?

Publié le 09 octobre 2017

L’enjeu ? Répondre aux engagements de l’Europe, qui visent à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à privilégier les énergies vertes, à l’horizon 2020.

Qu’est-ce que la méthanisation ?
La méthanisation est un procédé biologique conduisant à valoriser des matières organiques contenues notamment dans les boues issues du traitement des eaux usées.
Celles-ci sont stockées dans un milieu sans oxygène, chauffé, ce qui favorise leur fermentation sous l’action de bactéries, puis la production de méthane. La matière organique, en se transformant, génère un gaz, mais aussi un digestat. Ce dernier, composé d’eau, de matière organique résiduelle difficilement biodégradable, de matières minérales et dissoutes (azote, phosphore), peut être composté et valorisé comme amendement organique. Le gaz, quant à lui, après avoir été capté, collecté et traité, peut être valorisé en une énergie renouvelable
prête à l’emploi : c’est le biogaz.

À quelles utilisations le biogaz peut-il être destiné ?
SUEZ offre diverses solutions de valorisation du biogaz :
• Combustion dans une chaudière pour produire de la chaleur.

• Combustion dans un moteur de cogénération pour produire de l’électricité sur le réseau de distribution (Enedis) et produire de la chaleur.

• Injection du biogaz après traitement (épuration et odorisation) - il est alors appelé biométhane - dans le réseau de gaz naturel.

• Épuration du biogaz pour produire du carburant.

Quelle valeur la méthanisation apporte-t-elle aux territoires ?
Les bénéfices sont multiples et peuvent être d’ordre environnemental ou économique : réduction des gaz à effet de serre, valorisation des boues, accroissement de la performance
économique et énergétique des installations de traitement des eaux usées ou de sites industriels. Selon une étude de l’AEBIOM, Association européenne pour la biomasse, datant de décembre 2013,
la France détiendrait le plus gros potentiel de production de biogaz d’Europe.

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