Chargement en cours

Retour sur la conférence OpenDataSoft

Retour sur la conférence OpenDataSoft

Publié le 18 janvier 2017

La conférence OpenDataSoft dédiée à la valorisation des données par les acteurs du secteur de l’eau et de l'énergie a rassemblé les témoignages des grands opérateurs de l’eau, du gaz et de l’électricité. Retour sur cet événement où SUEZ était représenté par Frédéric Charles, Directeur Stratégie Digitale & Innovation SUEZ Smart Solutions.

Les énergéticiens comme les gestionnaires d’eau collectent des masses de données depuis des années. Leur utilisation, dans un premier temps dédiée à l’amélioration de leur propre performance, a été rapidement complétée par les nouvelles attentes de leurs clients en prise avec un environnement technologique en perpétuelle évolution. Ce double mouvement interne-externe a profondément bouleversé les pratiques de ces entreprises en terme de gestion des données, tant au niveau des organisations, que dans leurs rapports à leur écosystème de parties prenantes (clients, partenaires…).

Nouveaux enjeux, nouvelles organisations

Pour les « utilities » la valorisation des données s’est notamment imposée par le besoin de faire progresser le métier d’exploitant et d’opérateur de réseau : améliorer la connaissance des réseaux et du patrimoine par la modélisation et la cartographie, gérer en temps réel les interventions terrain via des outils de mobilité ou encore anticiper et ajuster des volumes de production grâce à une meilleure connaissance des profils de consommation sont autant de pratiques rendues possibles grâce aux données et à leur traitement.

Mais accéder à ces nouveaux outils ne s’est pas fait sans une véritable révolution interne pour réorganiser l’architecture et l’urbanisation de systèmes d’information historiques, recenser et cartographier les données, assurer leur qualité et leur sécurité tout en gérant des volumes toujours plus importants. Un des enjeux a donc souvent été de mettre en place une nouvelle forme de gouvernance autour de la donnée pour en centraliser l’accès (data store avec API, entrepôts de données, centre de supervision) et industrialiser leur traitement. La plupart du temps cette nouvelle gouvernance s’est accompagnée de la création d’entités et d’équipes dédiées comme la  Fabrique numérique pour Enedis, la Cellule Données et Échanges chez GRDF ou l’activité Smart Solutions de SUEZ. 

Evolutions législatives : une opportunité à ne pas manquer

Au-delà des besoins internes, les opérateurs se sont également mobilisés pour préparer l’ouverture des données en open data. Et la démarche est en route depuis plusieurs années car les collectivités, principales clientes de ces entreprises, ont manifesté leur volonté d’accéder à de l’information en continu bien avant l’aboutissement de nouvelles législations [NDLR : la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016 impose aux collectivités d’ouvrir l’accès aux données publiques et impose aux délégataires de restituer les données aux collectivités concédantes].

Mais au-delà du côté réglementaire des collectivités comme Bordeaux Métropole ou le Grand Lyon se sont lancées dans la création d’entrepôts de données pour collecter et réutiliser en interne l’ensemble des données de leurs délégataires. Ce seront les socles pour un pilotage transverse multi-services et faire avancer les architectures pour répondre aux attentes des nouveaux services de la « ville intelligente ».

L’ouverture des données est donc aussi, cela s’entend, une opportunité non négligeable de valoriser leur potentiel marchand, si tant est que les énergéticiens sachent accompagner leur compréhension en les restituant de manière pédagogique et en expérimentant d’adoption de nouveaux usages auprès de leurs clients. A ce titre, le contexte réglementaire est donc avant tout l’occasion d’étendre la diffusion des données à l’échelle d’un territoire pour permettre, entre autre, l’élaboration de politiques de gestion durable des ressources. 

Visionner la vidéo de la conférence

POUR CONTINUER LA LECTURE

  • L’open data est mort, vive les plateformes de données

    Le Big Data est mort et la croissance exponentielle des objets connectés se fait toujours attendre. Pourtant, les données sont bien présentes et font l’objet de toutes les attentions dans les premiers projets de villes intelligentes. Car la question désormais n’est plus seulement de les collecter ou de les utiliser, mais plus encore, de les partager. La ville smart et connectée en dépend, car aucun acteur ne détient toutes les informations. Tant d’opportunités que les territoires veulent saisir afin de poursuivre leur développement. Dijon, Saint-Etienne, Marseille, Angers, les villes comprennent progressivement l’intérêt de la donnée et de sa circulation, mais à quelles conditions ?
  • ON’connect, une solution pour améliorer le service de l’eau potable

    Depuis plus de 10 ans, SUEZ fait évoluer les compteurs d’eau. Devenus intelligents, ils communiquent à distance et s’inscrivent ainsi dans l’univers de l’IoT (internet of things) industriel.
    Fort de cette expérience unique et de 4 millions de compteurs connectés dans le monde, le groupe présente ON’connect™ : une technologie éprouvée permettant de connecter en toute sécurité des objets à grande échelle, de collecter et traiter des données de masse pour les acteurs de la ville.
  • Et si économiser l’eau devenait un jeu ?

    Difficile d’imaginer que l’eau puisse être le talon d’Achille de Singapour. Pourtant, l’île-république se doit d’innover sans cesse pour gérer au mieux son absence de ressources naturelles, y compris d’eau. Depuis 2015, le PUB, l’agence en charge de la gestion de l’eau de la cité-Etat, et SUEZ se sont associés afin de mettre en place une solution digitale innovante pour inciter les singapouriens à réduire leurs consommations d’eau au quotidien et diminuer la pression sur cette ressource fragile.