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Le métier de Data Scientist ? Donner du sens aux données !

Le métier de Data Scientist ? Donner du sens aux données !

Publié le 17 décembre 2018

A partir des données issues de compteurs communicants, SUEZ crée de nouveaux services dédiés à la qualité de vie de la personne. Pour cela, nous avons besoin de croiser les données entre elles pour les interpréter. Hilal Djafri, data scientist, a récemment intégré Smart Solutions, la filiale dédiée aux solutions avancées et digitales du Groupe SUEZ, afin de travailler sur l’application ON’connect™ generation lancée lors du salon Pollutec.

 

Bonjour Hilal, pouvez-vous nous décrire votre parcours et en quoi consiste votre métier ?

Hilal Djafri : Après ma thèse de doctorat à l’ENS de Cachan j’ai été ATER (Attaché Temporaire de Recherche et d’Enseignement) à l’IUT de Bayonne. J’ai ensuite intégré la startup Smart Risk qui évoluait sur le marché de la Silver Economie. Cette startup a été sélectionnée par le Groupe SUEZ pour suivre le parcours d’incubation du Lab de SUEZ Eau France. C’est ce projet qui est à l’origine de l’offre ON’connect™ generation. Aujourd’hui j’élabore des algorithmes permettant de valoriser les données issues des compteurs d’eau. Grâce à des méthodes de data mining et une bonne connaissance des métiers de l’eau, nous créons des algorithmes permettant aux machines de traduire les consommations en usages. On en déduit ainsi des indicateurs clés sur certains aspects de la vie comme la qualité du sommeil, la nutrition, l’hydratation, l’hygiène...

Quelle est la promesse du service ON’connect™ generation ?  

H.D : La population vieillissante, le nombre de personnes en perte d’autonomie croît. Pourtant, les établissements spécialisés manquent de places et coûtent cher. La plupart des personnes âgées (90%) souhaitent rester à domicile pour préserver leurs habitudes. Les collectivités doivent alors s’assurer de leur bien-être. Face à ce nouvel enjeu, nous les aidons, grâce au traitement des données de l’eau, à accompagner le vieillissement des séniors sur leur territoire. ON’connect™ generation permet aux collectivités d’anticiper tout incident éventuel en détectant les premiers signes de perte d’autonomie.

Pouvez-vous nous expliquer le lien entre les consommations d’eau et la santé ?

H.D : Les consommations d’eau témoignent des habitudes de vie d’une personne. Par exemple, je prends un verre d’eau en me levant et me douche avant de me coucher. Si je dors bien, je n’aurais pas de consommations la nuit, alors que si je me réveille j’aurais tendance à en avoir en buvant un simple verre d’eau ou en allant aux toilettes. C’est en détectant des consommations répétées la nuit que nous pouvons identifier des troubles du sommeil. Ceux-ci sont à surveiller car l’inversion jour-nuit est un des premiers symptômes de maladies neurodégénératives.

Pour effectuer ces traitements informatiques, vous utilisez des données personnelles, qu’en est-il du respect avec le RGPD1 ?

H.D : SUEZ inclus le Règlement Général de la Protection des Données dès l’élaboration de ses outils digitaux: les données recueillies sont décrites et déclarées dans un registre auditable à tout moment par la CNIL. Leur conservation est limitée dans le temps et celles-ci sont automatiquement effacées après résiliation du service. En ce qui concerne ON’connect™ generation, il s’agit d’un service auquel le client doit souscrire et qui n’est donc activé qu’après recueil de son consentement.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ON’connect™ generation ?

H.D : La perte d’autonomie est un enjeu de société et dans le cas d’ON’connect™ generation, on voit très concrètement ce que le digital peut apporter aux collectivités et aux citoyens pour mieux vivre.  On critique souvent l’utilisation des données, hors ici je trouve qu’elles apportent un véritable plus pour accompagner les personnes sans pour autant se substituer au lien social.

Règlement général sur la protection des données

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