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La nouvelle "Smart City"

La nouvelle "Smart City"

Publié le 13 janvier 2017

Depuis l’Antiquité les villes évoluent. Parfois elles se réinventent. Souvent pour répondre à des évolutions démographiques, économiques ou environnementales déterminantes. Aujourd’hui leur principal enjeu est de répondre aux multiples défis auxquelles elles font face (changement climatique, croissance démographique et urbaine, compétition internationale à l’échelle des territoires,…), dans un contexte financier contraint.

En tant qu’acteur engagé aux côtés des territoires depuis plus de 130 ans, SUEZ analyse l’évolution des initiatives de « villes intelligentes » en France, depuis les premières expérimentations technologiques jusqu’aux dernières initiatives, qui repositionnent l’humain au cœur du dispositif. Près de 10 ans après les premiers pilotes, les projets  de villes intelligentes, en France se poursuivent pour accompagner le développement économique et social local avec en ligne de mire une meilleure gestion de la ville, plus responsable, plus durable. Des villes qui  doivent également répondre aux besoins d’une société qui se numérise et dont les habitants attendent des services utiles, innovants et performants leur offrant une meilleure qualité de vie.

 

Engager la libre circulation des données

Parmi les constats on note tout d’abord le repositionnement des différents acteurs du territoire (gestionnaires de réseaux d’eau, d’énergie, de transports, citoyens, start-ups, administrations, associations de consommateurs,…) au centre des projets de villes intelligentes, non seulement pour prendre en compte leurs besoins mais surtout pour insérer le traitement et la circulation de l’information au cœur du processus.

En effet, à la faveur de la réglementation pour la république numérique, les collectivités se préparent à partager leurs données librement [open data] afin de dynamiser la coopération entre acteurs publics, privés ou associatifs et ainsi créer des écosystèmes qui collaborent et valorisent les informations collectées.

Car ces données, moteur de la ville intelligente, doivent être captées mais surtout circuler entre tous les acteurs impliqués pour faire évoluer la ville vers le numérique et mixer toutes les intelligences, y compris le « smart » (l’intelligence tirée de l’analyse automatique des données via les data sciences). 

Ce constat montre une claire révolution par rapport aux premières expérimentations purement technologiques qui laissaient peu de place à l’humain.

 

L’émergence des laboratoires d’usages

Pour accompagner cette révolution, des organisations dédiées voient le jour. C’est là le deuxième point-clé du mouvement « villes intelligentes ». Leur objectif : définir de nouveaux usages pour et avec l’écosystème local, et mettre en place une animation  continue et soutenue de ces usages.

Des laboratoires  d’usages, Fablab, Living Labs, pôles numériques, etc... se démocratisent, en devenant des outils de la ville intelligente, mais aussi des formes d’organisations pérennes pour interagir avec les citoyens. Ils permettent à la fois d’éviter la fracture numérique, d’innover, de tester de nouveaux usages mais aussi d’expérimenter des nouvelles façons de faire : ensemble.

Ces laboratoires servent également à faire évoluer les organisations au sein des collectivités. Ainsi les postes de « Chief Digital Officer », « Directeur du numérique » ou « Administrateur général des données » ne sont plus des postes réservés uniquement au privé.

La transversalité et l’agilité se sont donc invitées dans ces projets. Pour y répondre SUEZ promeut la nécessité d’un modèle ouvert, interopérable, permettant d’aborder la co-construction de la ville numérique de différentes manières, en s’adaptant aux besoins de chaque territoire. Mais ce modèle ouvert peut aussi bousculer des habitudes bien ancrées et demandera certainement de la pédagogie pour se développer.

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