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Le sens de la continuité du service public chevillé au corps

Le sens de la continuité du service public chevillé au corps

Publié le 17 avril 2020

Témoignages de nos collaborateurs. Depuis un peu plus d’un mois que le pays est confiné, nos équipes – sur le terrain ou en télétravail – comme d’autres personnels d’entreprises vitales sont mobilisées pour assurer la continuité de services essentiels. Qui sont ces femmes et ces hommes engagés sur le terrain, pour le maintien de l’eau et de l’assainissement au quotidien ? Nous sommes allés à leur rencontre dans deux régions de France.

Dans la région Grand Ouest, nous avons rencontré Marielle, Responsable d’agence adjointe en Loire Atlantique et son équipe.

Marielle, cette pandémie a-t-elle eu des conséquences sur vos activités ?

Bien sûr, avec comme préoccupation première : la sécurité de tous. Notre mission est d’autant plus essentielle que le traitement des eaux usées participe activement à la salubrité publique et à la protection de l’environnement.

Par la nature même de leur métier (proximité avec les eaux usées) nos équipes d’exploitation suivent déjà en situation normale, des procédures de travail strictes avec notamment le port systématique des Equipements de Protection Individuels (chaussures de sécurité, vêtements de travail, casque, lunettes ou visière de protection pour certaines opérations…). Ces précautions ont encore été renforcées dans le cadre de la pandémie pour respecter les gestes barrières avec notamment le port du masque FFP2 pour les interventions comportant des risques de projection d’eaux usées.

Nous avons également établi un planning pour que Bastien et Ronan, les deux techniciens usines et réseaux en charge des installations, ne se croisent plus au cours de leurs déplacements et travaillent en alternance sur nos systèmes experts.

 

Bastien et Ronan, vous êtes techniciens usines et réseaux dans l’équipe de Marielle, pouvez-vous nous expliquer votre nouvelle organisation ?

Bastien

Tout d’abord il a fallu intégrer les gestes barrières dans la réalisation de toutes nos missions.
Les priorités d’intervention ont été définies avec nos responsables, en accord avec la collectivité. L’organisation en place permet aujourd’hui de ne pas se croiser sur site.

A partir de notre tablette, nous recevons nos mails et nos fiches d’intervention. Pour les opérations nécessitant l’accès aux systèmes d’information, nous avons établi un planning de passage sur site pour ne pas nous croiser, tout en laissant 24 h de temps entre deux passages.

Nous pouvons également contrôler et vérifier les systèmes d’alarme des 11 stations que nous gérons, à partir d’une seule usine.
Nous portons bien sûr comme d’habitude nos EPI (Equipements de Protection Individuels) : chaussures de sécurité, casques, gants jetables, lunettes de protection. J’ai également systématisé le port des lunettes. Nous portons en plus des masques FFP2, pour les interventions lors desquelles il peut y avoir des projections d’aérosols.

Quelles sont vos priorités d’intervention ?

Nous essayons de maintenir un niveau d’activité qui nous permette de ne pas prendre trop de retard, mais nous avons quand même dû réduire certaines interventions sur les opérations qui générèrent de l’aérosol comme par exemple : les opérations de nettoyage industriels au karcher des usines. Nous ne maintenons que les opérations de maintenance indispensables au bon fonctionnement.

Par principe de précaution, nous avons limité l’activité d’hydrocurage des réseaux et des postes de relèvement. Nous n’intervenons que s’il y a des réseaux qui se bouchent. Il ne faudrait pas en effet ajouter de difficultés pour les habitants, avec des toilettes obstruées.
Nous sommes très en veille pour anticiper au maximum les problèmes. Nous analysons les rapports de nos systèmes experts (les courbes de débits, les temps de marche des pompes, …) pour intervenir au maximum en amont des problèmes.

Comment s’organise votre journée ?

A 8 heures le matin, nous nous connectons sur nos systèmes experts pour vérifier les alarmes de la nuit signalées par l’astreinte du télécontrôle. Cela nous permet de vérifier qu’il n’y a pas une opération à réaliser en priorité. Nous programmons notre boucle pour visiter tous les sites. Arrivés sur place, nous faisons systématiquement un premier contrôle visuel, puis nous vérifions chaque ouvrage à chaque étape du traitement pour contrôler le bon fonctionnement et réaliser les opérations d’entretien, de réglage et de maintenance nécessaires. Sur notre tablette, nous avons des fiches d’intervention qui nous permettent de noter les actions réalisées dans la journée et de renseigner les points qui feront l’objet de futures interventions. Le midi, chacun prend sa pause pour manger. Nous terminons nos journées à 17 heures.

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?
Le repas entre collègues du vendredi midi. Avec le confinement, on ne peut plus se retrouver au restaurant. Même si on s’appelle, ce n’est pas pareil. J’ai des collègues que je n’ai pas vus depuis le début du confinement.

     

     

Direction la région Occitanie pour échanger avec Alexandre, technicien réseau de l’Eau de Béziers Méditerranée.

Comment le confinement dû au COVID19 impacte-t-il votre travail ?

Depuis le début du confinement, je suis en télétravail et en renfort d’astreinte.
Mon rôle est de seconder le responsable d’exploitation en suivant les chantiers des équipes terrain. Nous devons gérer les urgences (fuites, réparations, …) et je m’assure que les équipes terrain disposent de toutes les informations nécessaires pour les réparations.

En lien avec l’ordonnancement, je réalise le planning des équipes en fonction des urgences à traiter (suite à la recherche de fuites et des appels des usagers ou collectivités) sur la semaine.

En renfort d’astreinte, je peux être appelé à tout moment pour aider sur une urgence comme cela a été le cas sur la fuite d’une grosse canalisation à Béziers le week-end du 4 avril.

Lorsque nous avons réparé la fuite sur la canalisation de diamètre 600 à Béziers, le week-end du 4 avril, j’ai été en contact avec un usager du quartier qui était le plus touché par des manques d’eau. Nous avons échangé nos numéros de portable et je suis resté en relation avec cette personne qui m’a appelé pendant 4 jours pour me signaler les moments de la journée où il avait des manques d’eau. Il a été le lien entre les usagers et SUEZ pendant la réparation et la remise en service de la canalisation.

Que ressentez-vous face à cette situation de travail exceptionnelle ? 
Même si la situation est très particulière, je ne ressens pas d’isolement car nous sommes en contact permanent avec les responsables d’exploitation et mes collègues de travail.
Nous sommes là les uns pour les autres. L’esprit d’équipe et la solidarité prennent tout leur sens !

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